du grec ancien, trait d’union
Éducatrice spécialisée de formation initiale, j’ai exercé pendant de nombreuses années dans le domaine de la protection de l’enfance, en Maison d’Enfants à Caractère Social, puis en Action Éducative en Milieu Ouvert. C’est au fil de ces expériences que j’ai découvert la thérapie familiale systémique, en orientant des familles vers cette approche, et en constatant ses bienfaits concrets. Progressivement, la systémie s’est imposée comme une évidence dans ma pratique.
Souhaitant l’intégrer pleinement à mon travail, je me suis formée à l’Institut d’Études Systémiques de Paris. Cette approche m’a permis d’enrichir mon regard professionnel en plaçant la famille au cœur de l’accompagnement. Une démarche qui allie exigence éthique, engagement humain et volonté d’agir avec justesse dans les situations complexes.

Dans une logique d’évolution personnelle et professionnelle, je me suis également tournée vers la sophrologie. Cette méthode douce m’a apporté des outils complémentaires pour accompagner autrement, dans une recherche d’apaisement et d’harmonie entre le corps et l’esprit. Elle m’a aussi offert un équilibre précieux, s’intégrant naturellement dans mon quotidien comme un véritable art de vivre.
Aujourd’hui, j’exerce en tant que thérapeute systémique auprès des familles, des couples et en individuel. Je poursuis également mon activité de sophrologue.
En parallèle, je me suis formée à la Justice Restaurative, un dispositif encore émergent en France, qui me tient particulièrement à cœur. Le rôle du facilitateur est d’accompagner des victimes et auteurs d’infractions, dans un cadre sécurisé, respectueux et profondément humain. Cette démarche permet de restaurer un lien avec la société, de mettre des mots sur l’indicible, et parfois, d’ouvrir la voie à une forme de réparation symbolique. Elle incarne, à mes yeux, une autre manière de faire société.
Par ailleurs, j’interviens également dans le cadre de Groupes d’Analyse des Pratiques Professionnelles, principalement dans les secteurs social et médico-social. Ces animations s’appuient à la fois sur mon expérience de terrain en protection de l’enfance, au cabinet Hyphen et sur une formation suivie auprès d’Epsilon-Mélia. Mon approche vise à soutenir les professionnels dans leur réflexion, à valoriser leurs ressources, et à créer un espace de parole sécurisant, propice à la prise de recul et à l’élaboration collective.
C’est cette diversité d’expériences, nourrie d’engagement et de convictions, que je mets aujourd’hui au service de l’accompagnement des personnes, avec humilité, humanité et exigence.

Mon parcours débute avec une formation littéraire, choix d’affinité mais aussi de conviction, reflet d’une certaine sensibilité aux mots, aux récits, aux symboles, à la poésie. J’ai rapidement perçu combien les histoires qui nous sont transmises, celles que l’on se raconte (sur soi, sur les autres, sur nos origines) façonnent notre façon d’être au monde.
Dès l’obtention de mon baccalauréat, je passe le concours pour me former à l’éducation spécialisée. J’envisage à ce moment de ma vie de poursuivre vers un diplôme universitaire en psychocriminologie avec l’envie de comprendre comment délits et crimes s’invitent dans une vie, dans une famille, quels sont leurs impacts sur l’auteur, sur ses proches, sur leurs relations ; quels sont les mécanismes à l’œuvre dans le processus de récidive… Dans cette optique, j’effectue un stage d’une année dans un service d’aménagement de peine. Une
expérience grande, riche et belle, pourtant, à l’obtention de mon diplôme, c’est finalement la protection de l’enfance qui me retient.
Je travaille durant plusieurs années en Maison d’Enfants à Caractère Social puis au sein d’un Service d’Action Educative en Milieu Ouvert. Ce sont des questions différentes mais tout aussi circulaires qui m’habitent alors. Je rencontre des enfants et des familles inscrits dans des histoires complexes, souvent rudes, chargées de souffrance. J’observe la force des loyautés invisibles, les répétitions intergénérationnelles, les silences qui parlent.
C’est en cherchant à construire un maillage soutenant autour de ces familles que je découvre l’approche systémique. Une révélation ! Convaincue par la richesse et la pertinence de cet outil, je décide de l’intégrer à ma pratique professionnelle et pars me former auprès de l’IDES, institut de formation situé à Paris.
Mon approche
Aujourd’hui en tant que thérapeute systémicienne, j’accompagne des familles, des couples et des personnes dans une réflexion autour de leurs dynamiques relationnelles. Je m’inscris dans une posture de co-construction respectueuse et engagée.
Dans le cadre de thérapie systémique je ne reçois pas les enfants seuls, en cohérence avec la pensée de Maurizio Andolfi : « L’enfant n’est pas une île « , pensée que je m’approprie à travers l’idée que les liens sont au cœur du travail thérapeutique et qu’il est essentiel pour un enfant d’y inclure les figures relationnelles qui l’entourent pour donner du sens à ce qu’il exprime.
Consciente que la parole n’est pas toujours aisée, que certaines expériences, certains ressentis ne trouvent pas leur chemin par les mots, je poursuis une formation en art-thérapie.
L’art peut être une autre voie d’expression, parfois plus intuitive pour accéder à ce qui a besoin d’être entendu et transformé.
Accompagnements et interventions
J’aime la métaphore de – La vie comme un voyage – pour parler de ce qu’est la thérapie : une halte, un temps suspendu pour se questionner sur sa trajectoire et sur sa direction ainsi que sur ce que l’on transporte avec soi : certaines valises sont vides, d’autres débordent. Il peut alors être utile de faire du tri, de remplir, de réorganiser et parfois de rendre ce qui ne nous appartient pas. Le langage, qu’il soit verbal ou symbolique permet de mettre en mouvement ce qui était figé. Chaque accompagnement devient alors une tentative d’ouvrir l’histoire, d’en relire les chapitres autrement pour se l’approprier, y (re)trouver du sens, une plus grande liberté, une place choisie plutôt que subie.
Par ailleurs, dans une dynamique de codéveloppement et de soutien aux équipes des secteurs sociaux et médico-sociaux, j’anime des Groupes d’Analyse de Pratiques Professionnelles. Ces temps d’échange se veulent comme une parenthèse dans le quotidien, une possibilité de mettre en mots les expériences, de croiser les regards, « d’interroger les évidences » dans un cadre structurant et bienveillant.


